Toutes les civilisations « avancées » vantent depuis des milliers d’années les vertus thérapeutiques du safran, seul ou mélangé à d’autres plantes « miraculeuses ».
« le safran réconforte et dispose à la joie »
Il a longtemps fait parti des multiples ingrédients utilisés autrefois dans l’élaboration de potions et remèdes universels tels que « la Thériaque d’Andromaque », composée de pas moins de 144 ingrédients dont le safran.
Au moyen âge, la poudre de safran était utilisée en pulvérisation pour assainir l’air de ses miasmes, durant les épidémies de peste.
Aujourd’hui, le safran a quasiment disparu de la pharmacopée. Il semble que son seul usage thérapeutique encore en application de nos jours, consisterait à atténuer les douleurs lors des poussées dentaires chez le nourrisson.
Le bulbe lui, aurait des vertus scientifiquement prouvées.
Il s’avère être un incontestable stimulant nerveux, ainsi qu’un sédatif contre les douleurs gingivales.
C’est également un emménagogue qui aurait une action sur les écoulements menstruelles, ainsi que sur les troubles congestifs de l’utérus.
« La recherche actuelle s’intéresse de très près à certaines propriétés révélées du Crocus Sativus, comme étant anti-oxydantes, et pouvant peut être un jour être utilisées dans le traitement des cancers » (Le Safran. Pierre Aucante).
Pour finir, le safran serait-il toxique ?
Question que l’on m’a souvent posée, et sur laquelle j’ai moi-même planché, ayant constaté à plusieurs reprises durant la cueillette, qu’un grand nombre d’abeilles « somnolaient » au fond des fleurs. A ce jour le mystère reste intact.
En fait, je pense d’une manière objective que toutes les plantes peuvent être à la fois toxiques et comestibles… question de savants dosages… l’amateur doit par conséquent faire preuve de prudence.